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Pourquoi j’aime le foot

05/07/16

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On s’étonne souvent de mon intérêt prononcé pour le football.

Certains associent ce sport à des hordes de beaufs qui crient comme des putois, font exploser des pétards, veulent se battre avec tout ce qui bouge, boivent de la bière bon marché et nous empêchent de dormir en venant klaxonner dans nos rues. D’autres aiment se moquer de la relative chétivité des joueurs qu’ils comparent à des comédiens et préfèrent de vrais sports d’hommes comme la boxe ou le rugby. Néanmoins, l’argument anti-foot qui revient le plus souvent est que le sport est prétendument devenu pourri à cause du pognon. Quelques équipes en ont énormément (car elles sont aux mains de milliardaires russes ou saoudiens) et ont des moyens illimités pour acheter les meilleurs joueurs et rafler tous les titres possibles et imaginables, au détriment des petites équipes qui ne peuvent pas lutter à armes égales.

Leicester City

Pourtant, plus tôt cette semaine, Leicester City a remporté la Premier League, probablement le championnat de football le plus relevé au monde, avec chaque année au moins 5 prétendants possibles au titre. Leicester City ne faisait pas partie de ces prétendants. À vrai dire, leur objectif de la saison était de se maintenir en première division, chose qu’ils n’avaient réussi à faire que lors de la toute dernière journée la saison précédente. Les bookmakers avaient estimé les chances de titre pour Leicester à du 5000 contre 1, c’est-à-dire quelque chose jugé moins probable que l’élection de Kim Kardashian au poste de présidente des États-Unis (2000 contre 1).

Championne l’an dernier, l’équipe de Chelsea n’a fait que pâle figure cette saison, pointant à une peu glorieuse neuvième place à deux journées de la fin. Eden Hazard, le meilleur joueur du championnat l’an dernier, n’a été que l’ombre de lui-même cette année. Il s’est toutefois récemment réveillé et a de façon ironique offert le titre à Leicester en marquant le but de l’égalisation contre Tottenham ce lundi, tout comme il avait offert le but du titre à Chelsea il y a environ un an. Les meilleurs joueurs de Leicester City étaient encore de parfaits inconnus il y a quelques saisons. Jamie Vardy, le meilleur buteur du championnat, jouait encore en cinquième division anglaise il y a quatre ans. Riyad Mahrez, successeur d’Eden Hazard comme meilleur joueur du championnat, évoluait quant à lui en deuxième division française il y a à peine deux ans. Tous ces joueurs ont couté relativement peu d’argent quand on les compare aux autres grands clubs anglais. Le coût de l’équipe de Leicester City a été estimé à un peu moins de 60 millions d’euros, contre 530 millions d’euros pour une équipe comme Manchester City. Sur les deux dernières saisons, Manchester United a dépensé plus que Leicester City durant toute son histoire, pour des résultats plus que décevants…

J’ai commencé à apprécier le football au début des années 90, avec la Coupe du Monde en Italie et l’Euro en Suède. Lors de ce dernier, l’équipe du Danemark l’a emporté alors qu’elle n’était même pas censée y être. La Yougoslavie, alors en guerre civile, avait été exclue de la compétition et le Danemark avait eu un tout petit peu plus d’une semaine pour monter une équipe afin de participer à la compétition. En 1994, lors de la Coupe du Monde aux USA, j’ai eu mes premières émotions footballistiques. La Belgique y a plutôt fait bonne impression mais c’est surtout mon autre équipe, l’Italie, qui m’a donné des frissons. Malheureusement, en finale, un pénalty raté de Roberto Baggio les a empêché de décrocher une quatrième Coupe du Monde qu’ils auraient pourtant méritée. Cela arrivera finalement 12 ans plus tard et cela reste de loin mon meilleur souvenir foot à ce jour. Personne ne s’attendait à ce que l’Italie remporte cette Coupe du Monde 2006, au même titre que personne n’imaginait que le Danemark allait remporter l’Euro 1992, que la Grèce allait remporter l’Euro 2004 et que Leicester City allait remporter la Premier League cette année.

C’est la magie du football et c’est pour ça que j’aime tant ce sport. Rien n’est certain et tout peut changer très vite. Parmi tous les sports qu’il m’ait été donné de voir, seul le foot réussit autant à me faire vibrer et à me faire rêver.

Théories X et Y

04/11/16

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Avez-vous déjà entendu parler des théories X et Y ? Il s’agit de théories développées dans les années 60 par Douglas McGregor, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et que j’ai découvertes grâce au livre Reinventing Organizations du Belge Frederic Laloux (livre très inspirant dont je ferai une review plus élaborée dès que je l’aurai terminé).

Douglas McGregor

Douglas McGregor

Ces théories partent du principe que les managers ont en général deux types de croyance par rapport aux travailleurs. Certains pensent que ceux-ci sont paresseux de nature et vont utiliser tous les stratagèmes pour en faire le moins possible (théorie X), d’autres pensent qu’ils sont ambitieux, motivés et tout à fait capables de s’autogérer (théorie Y).

Laquelle de ces deux affirmations est vraie ? D’après McGregor, elles le sont toutes les deux. En effet, si vous mettez en place énormément de règles, de contrôles et de punitions, les travailleurs auront tendance à essayer de tricher, et votre croyance initiale (théorie X) aura été validée. Au contraire, si vous avez une confiance totale en vos employés et leur donnez les plein pouvoirs, ils feront un travail remarquable qui dépassera toutes vos espérances. À nouveau, votre hypothèse (théorie Y) aura été confirmée.

Sachant ça, il est trivial de savoir vers quel type de management s’orienter si vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise. C’est incroyable de se dire que cette étude a plus de 50 ans et que la plupart des entreprises qui sont actives aujourd’hui appliquent encore de vieux principes totalement destructeurs. Nous sommes aujourd’hui arrivés à un point où plus d’une personne sur deux n’est pas heureuse dans son travail. Il est vraiment temps que ça change.

Pour ma part, cela fait un petit bout de temps que j’ai décidé d’avoir une vision positive du monde et de l’être humain. En espérant que mon optimisme soit contagieux.

Mon interview dans le premier livre en français sur l’alimentation cétogène

04/06/16

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Le texte ci-dessous est une interview de votre serviteur parue dans le livre Vive l’alimentation cétogène ! aux Éditions Leduc.s.

Je suis fier d’avoir pu contribuer au premier livre en français sur l’alimentation cétogène. Celui-ci a été co-écrit par le Dr Alexandra Dalu, médecin spécialiste en nutrition, et Alix Lefief-Delcourt, journaliste scientifique et auteur spécialiste en santé. Il est disponible en précommande sur Amazon.

Alimentation cétogéne

« Avant, Je n’avais pas la bonne définition de “bien manger” »
Vincent Battaglia est un fervent adepte du régime cétogène. Né en Belgique et installé en Californie, il a adopté ce mode d’alimentation depuis deux ans. II explique comment cela a changé sa vie.

Comment mangiez-vous avant ?
Avec le recul, je me rends compte que je mangeais assez mal même si je faisais des efforts pour essayer de mieux manger. Je n’avais juste pas la bonne définition de « bien manger ». On m’avait toujours dit que le gras était l’ennemi alors j’essayais de réduire ma consommation de graisses, mais ça ne marchait pas car je continuais à manger beaucoup de féculents et à consommer beaucoup de sucre. Après 2 ans et demi de vie aux États-Unis, j’avais pris beaucoup de poids (j’étais presque à 100 kg pour 1,83 m) mais ce ne fut pas le déclic pour moi. Le vrai déclic est survenu quand j’ai commencé à me sentir vraiment mal, à être constamment fatigué et à souffrir de vertiges. Quand je suis allé voir mon médecin pour comprendre ce qui ne tournait pas rond chez moi, il m’a fait très peur. Il m’a dit que si je continuais comme ça, j’allais très vite devenir diabétique, avoir de plus en plus de problèmes et mourir jeune. Par chance, mon médecin était spécialiste en nutrition. Il m’a conseillé de démarrer un régime pauvre en glucides et riche en gras. Je ne voulais pas le croire tellement ça avait l’air irréaliste et à contre-courant de tout ce qu’on m’avait toujours dit en matière de nutrition. Du jour au lendemain, c’était désormais acceptable de manger du beurre, de la viande rouge, du fromage, du lard et des oeufs. Il était par contre proscrit de manger des aliments que j’avais toujours considérés comme sains, comme le jus de fruit ou le pain.

Les résultats ont-ils été rapides ?
Les résultats ont été quasi instantanés car j’ai été très strict au début. J’ai perdu plusieurs kilos lors de la première semaine mais surtout je me suis senti mieux et j’ai à nouveau eu beaucoup d’énergie. Ces résultats rapides m’ont encouragé à ne pas abandonner. Mes tests sanguins sont passés d’exécrables à parfaits en l’espace de quelques mois. Au total, j’ai perdu quasiment 20 kilos. Désormais, je suis un peu moins strict, ce qui me permet de tenir sur le long terme tout en maintenant mon état de forme.

Au quotidien, que mangez-vous ?
Je mange de tout. J’essaye simplement d’éviter le sucre et les féculents dans la mesure du possible. Mon petit déjeuner typique est un oeuf avec du bacon, des avocats et quelques fruits pauvres en sucres (framboises, myrtilles, etc.). Comme je suis au boulot durant la journée, je ne peux pas cuisiner le midi. J’essaye de manger de façon assez consistante, afin de ne pas manger trop le soir. En général, je mange de la viande ou du poisson avec des légumes. La cuisine asiatique (vietnamienne, coréenne, thai, etc.) est assez pratique pour ce genre de régime car on vous sert en général le plat avec le riz sur le côté, riz auquel je touche assez peu. Le soir, je mange assez léger, en général froid et végétarien. La clé, c’est de manger des choses naturelles. J’ai quelques règles simples que je dois à Michael Pollan et qui me permettent de bien manger. Par exemple : ne rien manger que ma grand-mère ne reconnaitrait pas comme étant de la nourriture ou encore ne pas manger de nourriture qui contient plus de cinq ingrédients. Le plus difficile ? Le simple fait de ne plus pouvoir mettre de sucre dans le café. Depuis lors, j’apprécie vraiment le café et j’arrive à distinguer les différentes saveurs qui le composent. Autrefois, tous les cafés que je buvais avaient le même goût : un goût de sucre.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus difficile concernant ce mode d’alimentation ?
Le plus difficile, c’est de devoir cuisiner soi-même car cela prend énormément de temps. J’ai de la chance car ma femme adore ça et nous prépare à tous les deux des plats sains et délicieux. Car ce mode d’alimentation est bon pour tout le monde, pas uniquement pour les gens qui ont des problèmes de santé. Je m’autorise aussi des écarts une fois de temps en temps : cela me permet de ne pas craquer. Je bois de la bière une ou deux fois par mois, mais quand j’en bois, c’est une excellente bière, une bière trappiste belge par exemple. Pareil avec les sucreries : quand je me permets un écart, c’est pour déguster un délicieux dessert dans un excellent restaurant, pas pour manger une boîte de cookies que j’aurais trouvée dans le magasin d’une station-service. Se permettre des écarts de temps en temps permet de ne pas craquer car on sait qu’on aura toujours droit à cette chose qu’on adore, on y aura juste droit (beaucoup) moins souvent. Si on me disait que je ne peux plus boire de bière de toute ma vie, je craquerais probablement !