Hello, I’m Vinch

And this is my website.

One planet, one race.

03/04/17

Let’s make this clear once and for all: you were born on earth so you have the right to be anywhere you want on earth. Everywhere you’re home. Fight against any institution or government that says otherwise. There is not such thing as an illegal immigrant because the concept of immigrant doesn’t exist at all. There is only one human race so there is not such thing as racism either. There is no us and them, there is only us. And if we don’t want to go extinct in a few decades, it’s time to start working together instead of working against each other.

C’est quand le futur ?

08/29/16

Quand je pense au futur, je ne vois pas la troisième guerre mondiale ou l’apocalypse mais de belles choses qui me donnent presque envie que le temps s’écoule plus rapidement afin de pouvoir en profiter au plus vite. Après avoir lu le livre Abundance (dont j’avais fait une review sur ce blog), j’ai continué à m’intéresser à la métamorphose de certains aspects de notre société et ce que j’ai découvert m’a particulièrement enthousiasmé. Les domaines qui ont le plus attiré mon attention sont le travail, l’énergie, la santé et l’éducation.

Le futur

Le futur ?

Commençons par le travail. Il faut se rendre à l’évidence, de manière générale, nous ne sommes plus tout à fait heureux dans nos boulots. Nous vivons aujourd’hui dans un monde de possibilités et d’opportunités mais nous choisissons encore de travailler dans de vieilles corporations faites de structure, rigidité, hiérarchie et cupidité. Jour après jour, nous nous tuons au travail, parfois au détriment de notre santé physique et mentale, afin de nous permettre un niveau de vie dont nous ne pouvons profiter que durant le week-end. Nous travaillons avec des gens que nous n’aimons pas particulièrement, sur des sujets qui ne nous passionnent pas vraiment, afin de gagner suffisamment d’argent pour acquérir des biens dont nous n’avons pas le temps d’apprécier. Il doit forcément y avoir une meilleure approche.

De nombreux signes montrent que nous entrons tout doucement dans une nouvelle ère que Paul Mason nomme “postcapitalisme”. La croissance est faible voire inexistante, nous sommes de plus en plus nombreux et beaucoup de jobs disparaissent à cause de l’automatisation. Nous allons devoir apprendre à vivre des vies plus simples qui privilégient les expériences par rapport aux possessions matérielles. De toute façon, avions-nous vraiment besoin de posséder trois voitures et une maison avec huit chambres et quatre salles de bain ? On parle aussi de plus en plus d’économie de partage ou encore d’uberisation. Ce ne sont pas uniquement des buzzwords, et même si ces nouveaux concepts ont encore aujourd’hui quelques ratées, ils mettent réellement en évidence une nouvelle façon de fonctionner de notre société. Il est désormais possible de paralleliser plusieurs petits jobs en aménageant soi-même son horaire tout en ayant encore la possibilité de profiter de la vie. Dans son livre “One Person/Multiple Careers“, Marci Alboher parle de “slash careers” pour décrire ce travailleur du futur qui cumule plusieurs métiers. Nos parents avaient l’habitude de faire le même métier dans la même boîte durant toute leur carrière. La génération suivante a pris l’habitude de changer de boîte tous les trois à cinq ans en grimpant les échelons dans un domaine bien précis. Le futur, c’est de faire plusieurs métiers totalement différents dans sa vie, et parfois au même moment. L’hyperspécialisation est dépassée et est même devenue dangereuse si le domaine dans lequel nous avons une certaine expertise devient obsolète. La vraie sécurité de l’emploi en 2016, c’est d’avoir plus d’une corde à son arc et d’avoir un réseau important sur lequel on peut s’appuyer en cas de pépin, comme l’explique Keith Ferrazzi dans son livre “Never Eat Alone“. Si on suit la logique de cette théorie, le freelance est celui qui serait à l’abri, pas l’employé.

Après, pour pouvoir accomplir autant de choses dans une seule vie, il faut pouvoir sans cesse se renouveler et apprendre en continu. C’est le concept de “lifelong learningdont j’ai déjà parlé sur ce blog. Ce que devraient nous enseigner les écoles n’est donc pas une connaissance poussée dans un certain domaine précis. Elles devraient nous apprendre à apprendre. C’est particulièrement vrai dans un domaine comme l’informatique dans lequel je suis baigné depuis que j’ai terminé mes études. Les choses changent tellement vite qu’il faut s’accrocher et se mettre à jour continuellement pour ne pas être dépassé. Aussi, durant toutes ces années, j’ai au la chance de bosser avec pas mal de gens qui sont d’excellents programmeurs, mais qui n’ont jamais été diplômés en informatique. Personnellement, j’ai passé une bonne demi-douzaine d’entretiens d’embauche dans ma vie et on ne m’a jamais demandé de montrer mon diplôme. On m’a uniquement posé des questions techniques et fait faire des exercices pour voir de quoi j’étais capable. Je trouve ça parfaitement normal. Le plus important est ce qu’on sait faire, pas un bout de papier officiel qu’on a reçu quand on était encore adolescent. Ce qui est vrai dans le domaine de l’informatique le sera peut-être bientôt dans tous les domaines.

Un autre sujet dans lequel le domaine de l’informatique est sans doute un peu en avance, c’est celui du télétravail (remote work). Pour le genre de boulot que je fais actuellement, les deux seules choses dont j’ai besoin sont un ordinateur portable suffisamment puissant et une connexion Internet un peu correcte. Même si certains CEOs d’un autre âge comme Marissa Mayer pensent que tous être sous le même toit est la clé de la réussite (ainsi que bosser le week-end), je suis convaincu qu’une grosse majorité du travail d’un informaticien peut être abattue en solo, de n’importe où. Cela a d’autant plus de sens quand on essaye de lancer sa startup et qu’on essaye de limiter les coûts. Pourquoi le faire depuis une ville onéreuse comme New York ou Paris alors qu’un pays comme la Thaïlande offre une qualité de vie égale (voire meilleure) pour un dixième du prix ? Évidemment, tout ça ne s’applique pas à tous les jobs. Un serveur dans un restaurant ne pourra probablement jamais travailler en remote.

Nous sommes probablement aussi à l’aube d’un nouveau type d’organisations. Comme je l’expliquais plus haut, nous ne sommes plus heureux dans nos boulots. C’est en partie à cause du rythme de vie effréné que nous nous imposons mais aussi à cause du type de structures rigides et hiérarchisées dans lesquelles nous évoluons. Une des raisons principales pour laquelle les gens quittent leur boulot est la mésentente avec leur manager direct. La question qu’il faut se poser dans ce cas, c’est : avons-nous vraiment besoin de managers ? Si nous sommes compétents dans ce que nous faisons, avons-nous vraiment besoin de quelqu’un qui nous surveille, nous évalue et nous impose des règles ? Certains pensent que oui et d’autres non, et tous ont raison. Ce sont les théories X et Y dont j’ai déjà parlé ici. Frederic Laloux fait partie de ceux qui pensent que l’être humain est bon de nature et est totalement capable de s’autogérer. Dans son livre “Reinventing Organizations“, il décrit un nouveau type d’organisations qu’il nomme “teal” (turquoise) et dont le principe de base est que chacun est responsable de son propre travail et n’a besoin de personne d’autre que lui-même pour savoir ce qu’il a à faire. Ceci n’est pas de la science fiction. Certains boîtes renommées utilisent déjà cette façon de fonctionner avec énormément de succès. Dans ce genre de structures, les gens sont beaucoup plus épanouis et le taux de démission est ridiculement bas.

Si on veut encore aller plus loin, une autre question que l’on pourrait se poser est : avons-nous vraiment besoin de travailler ? Est-ce vraiment un passage obligé pour être heureux ? Personnellement, je suis passionné par ce que je fais si bien que souvent, je n’ai même pas l’impression que je travaille. Je sais néanmoins que tout le monde n’est pas dans cet état d’esprit, et c’est parfaitement compréhensible. Pourquoi les gens qui n’aiment pas travailler devraient-ils être obligés de faire quelque chose qui les répugne pour pouvoir profiter d’une vie un peu décente ? Ne serait-il pas temps de mettre en place un revenu minimum garanti ? Cela permettrait à quiconque de pouvoir vivre dignement mais permettrait aux gens plus entreprenants de pouvoir se libérer d’un job qui sert à payer les factures pour enfin pouvoir consacrer du temps à ses vraies passions, que ça rapporte de l’argent ou pas. Pour ma part, je suis convaincu que cela ferait beaucoup de bien à l’économie. Les gens qui font les choses par passion sont les gens qui ont le plus de réussite. Si du jour au lendemain, nous consacrions tous 100% de notre temps à des choses qui nous animent vraiment au lieu de faire semblant d’être occupés en attendant le week-end, je pense que cela ne pourra qu’avoir un impact positif sur le bien-être et la prospérité de notre civilisation.

Notre bien-être sera d’autant plus étincelant quand nous aurons finalement compris le fonctionnement du corps humain et repris notre santé en main, ce qui nous permettra de jouir de plus d’énergie pendant de plus longues années et de mener nos projets à bien de façon plus efficace. Le fait de ne plus devoir subir les pots d’échappements des voitures devrait sans doute aider également, aussi bien pour notre santé que notre planète. Dans quelques décénnies, notre énergie viendra uniquement de sources renouvelables et nous ne produirons quasiment plus aucun déchet. Les voitures électriques prendront bientôt le dessus si bien que nos enfants et petits-enfants se moqueront de nous en sachant qu’on ait pu vivre si longtemps dans des villes aussi bruyantes et polluées. Outre le fait que le taux de mortalité au volant va devenir extrêmement insignifiant, l’arrivée des voitures autonomes qui peuvent communiquer entre elles va aussi réduire fortement le trafic et libérer notre réseau routier. Le concept d’embouteillage ne sera bien vite qu’un lointain souvenir. Les parkings ne seront plus nécessaires et seront probablement remplacés par des piétonniers et des espaces verts. Nos villes dans l’ensemble seront plus vivables et plus agréables. Toutefois, au vu de tout ce dont nous avons discuté plus haut, nous aurons moins que jamais besoin de vivre dans des villes et un exode massif vers les campagnes est sans doute à prévoir. Ce sera l’occasion de reconnecter avec la nature et de prendre le temps d’observer la beauté de notre planète.

Je pourrais encore aborder et creuser beaucoup d’autres sujets mais en substance, ceci est le beau futur que j’entrevois. Je sais néanmoins que tout ça ne se fera pas tout seul donc j’ai décidé de me mettre au boulot dès à présent. La meilleure façon de prédire l’avenir c’est de l’inventer !

Chez moi c’est partout

07/19/15

This post is more than one year old. It might not reflect my current skills and convictions.

Quand est-ce que tu rentres à la maison ?

C’est une question qu’on me pose souvent. Par “maison”, entendez “Belgique”, le pays où je suis né il y a presque 32 ans et dans lequel j’ai vécu la plus grande partie de ma vie. J’ai appris à ne plus réagir négativement à cette question. Ceux qui me la posent sont en général des gens qui m’aiment et qui souhaiteraient me voir plus souvent. En quelque sorte, cette question est donc un compliment. Leur problème n’est pas que je vive dans un pays autre que celui qui est indiqué sur la face avant de mon passeport, mais plutôt que je vive loin d’eux.

Cette question m’amène toujours à me demander si ce concept de mère patrie a encore du sens. Je suis Belge car je suis né en Belgique d’une mère Belge. Je suis également Italien via mon père. Si j’étais né au même endroit il y a 400 ans, je serais Espagnol. Si j’étais né au même endroit il y a 300 ans, je serais Autrichien. Si j’étais né au même endroit il y a 200 ans, je serais Français. Il n’est pas très risqué d’affirmer que je ne serais certainement pas Belge si je naissais au même endroit dans 100 ans. Le fait d’être Belge, Italien, Espagnol, Autrichien ou Français, ce n’est pas vraiment quelque chose que j’ai pu choisir. Il s’agit juste d’une conséquence de décisions prises par des chefs de guerre et des politiciens à un moment plus ou moins lointain dans le passé.

Earth flag

Le drapeau de la terre, le seul drapeau auquel j’arrive un peu à m’identifier.

Je refuse de laisser des décisions politiques du passé avoir une influence trop importante sur mon futur et la vie que je veux mener. En Belgique, on m’a toujours dit que pour réussir, il faut pouvoir parler le néerlandais. Je suis tout à fait d’accord, mais c’est uniquement vrai si on a une vision belge de sa vie. A l’école, j’ai toujours préféré l’anglais au néerlandais, non pas parce que la langue est plus belle (c’est subjectif), mais probablement parce qu’inconsciemment, je savais que ça m’ouvrirait plus de portes. J’apprendrai peut-être le néerlandais un jour, si je suis amené à vivre dans un pays néerlandophone. Par contre, si je garde une vision globale de ma vie, apprendre l’espagnol, le chinois, l’hindi, le russe ou encore l’arabe me semblent des options plus prioritaires.

Nous ne naissons pas tous égaux face à la vie. Certains naissent dans des familles riches et d’autres naissent dans des conditions de pauvreté extrêmes. On ne peut malheureusement pas faire grand chose à cela, à part espérer qu’on trouve une solution pour garantir une meilleure répartition des richesses. De même, avec une vision nationale des choses, on est désavantagé quand on nait dans un petit pays, car les perspectives sont plus réduites. Vivre dans un petit pays, ça devrait surtout permettre de s’échapper plus facilement. En Belgique, si on ne fait pas attention et qu’on loupe une sortie d’autoroute, on peut facilement se retrouver dans un autre pays sans s’en rendre compte.

Ma fille est née à San Francisco il y a un peu plus d’un an maintenant. Elle est donc considérée comme Californienne et Américaine car la règle du droit du sol est pratiquée aux États-Unis. Toutefois, de sang, elle est 50% Espagnole, 25% Belge et 25% Italienne. Légalement, elle a droit aux quatre passeports. Elle est ce qu’on pourrait appeler une citoyenne du monde. Mais n’est-ce finalement pas le cas de chacun d’entre nous ?

Depuis peu, tout s’est éclairci pour moi. Je suis né sur terre et je me considère comme un terrien. Je ne devrais pas avoir besoin d’un visa pour vivre sur un différent territoire de ma planète et je devrais pouvoir aller n’importe où en fonction de mes envies et des opportunités qui se présentent dans ma vie. Chez moi c’est partout. Et évidemment, ce qui vaut pour moi vaut pour tous. Essayons de détruire ces frontières que nous plaçons dans nos têtes et qui n’ont plus vraiment lieu d’être. Chez nous c’est partout.