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Copy Paste

03/09/12

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La plupart des entrepreneurs dignes de ce nom vous diront que pour réussir sa startup, il faut commencer par avoir une idée originale qui sera adoptée par un nombre suffisant de personnes pour, dans l’absolu, en permettre sa monétisation.

Malheureusement, tout le monde ne pense pas comme ça…

Vous connaissez peut-être Karl Jo Seilern-Aspang, un entrepreneur allemand qui s’est depuis plusieurs années specialisé dans le plagiat de startups à succès de la Silicon Valley. Sa dernière production en date se nomme Pinspire, une copie conforme de Pinterest. Karl Jo peut compter sur une armada de développeurs pour copier n’importe quel site Web, aussi complexe soit-il, en à peine quelques semaines. Le but de la manoeuvre est d’agir localement, là où la startup copiée n’est pas encore implantée, dans le but de se faire racheter par celle-ci dès qu’elle aura l’intention de s’établir dans les territoires déjà conquis par notre ami allemand.

Et ça marche ! Plinga a été rachetée par Zynga et MyCityDeal par Groupon ! Je suis très curieux de voir ce qu’il va advenir de Pinspire…

Karl Jo et son équipe

Avec toute son équipe, vous copier, il s’y engage !

Certains diront que c’est malin, d’autres que c’est lamentable. C’est un business model comme un autre mais personnellement, je devrais faire un choix entre ça et pouvoir encore me regarder dans le miroir le matin…

Dans un tout autre contexte, pas plus tard qu’hier, j’ai découvert un service d’achat de rasoirs avec un système de livraison mensuelle. Les belges auront reconnu Razwar mais je parle en réalité de Dollar Shave Club. Lancé plus de 3 ans après Razwar, DSC est en passe de devenir une véritable success story, bien aidée par une vidéo de lancement relativement drôle, reprise par de très très gros sites dont Mashable.

C’est rigolo mais c’est salaud !

Je n’y avais pas prêté beaucoup attention jusqu’ici mais je me rends compte (et j’espère me tromper) qu’un nouveau business model pourrait naître : l’entrepreneur américain (californien de préférence) qui copie la super idée d’un européen pour la lancer dans un marché plus propice à son explosion. Tout ça est un peu terrifiant et j’espère vraiment que certains ne vont pas y voir un nouveau créneau porteur. Pour éviter ça, je recommanderais vraiment à l’entrepreneur européen de ne pas rester coincé dans notre vieux continent et d’agir assez vite pour avoir une portée internationale. Voir un copieur couronné de succès là où votre idée originale vivote péniblement doit être un sentiment très amer.

Tout ça nous prouve aussi qu’avoir une bonne idée ne suffit pas. Il faut avoir cette bonne idée au bon moment et au bon endroit.

Ça rejoint ce que je disais dans un précédent article où je dressais l’état du Web belge.

Qu’en pensez-vous ? Vous avez d’autres exemples de copiés/copieurs ?

(Je terminais d’écrire ce billet quand j’ai découvert cet article de Robin Wauters sur The Next Web. Merci à lui d’avoir essayé de remettre les pendules à l’heure !)

L’état du Web belge – acte 3

02/02/12

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J’ai récemment lu l’article de Brice Le Blévennec à propos de l’état du Web belge et je dois avouer que j’étais plutôt d’accord avec lui. J’ai ensuite lu la réaction récente d’Alexandre Plennevaux qui n’était plutôt pas d’accord avec Brice et je dois avouer que je suis un peu moins d’accord avec Alexandre.

La Belgique est une mine de talents, nous sommes tous d’accord là-dessus. Nous avons d’excellents designers, d’excellents développeurs et surtout beaucoup de gens qui ont des idées. Parfois de très bonnes idées. Tellement que j’aurais vraiment du mal à en faire une liste exhaustive. Le problème, c’est qu’avoir du talent n’est pas suffisant. Il faut pouvoir le développer, et ensuite en vivre, dans un environnement qui n’est pas hostile à cela.

Donnez une Fiat Panda à Sébastian Vettel et je ne suis pas sûr qu’il gagnera encore une course de F1. Donnez une poêle à frire au lieu d’une raquette à Novak Djokovic et je ne suis pas sûr qu’il remportera encore un tournoi du Grand Chelem dans sa carrière.

Fiat Panda

Essaye de gagner le Grand Prix de Spa-Francorchamps avec ça…

Être un entrepreneur, vouloir innover en Belgique est très frustrant. On se sent vite isolé. Peu considéré. Peu aidé. Et même si Alexandre semble délaisser un poil l’aspect financier, ça reste le (putain de) nerf de la guerre. Si vous voulez développer votre business, engager des gens, vivre de votre passion, vous avez besoin d’argent. Et en Belgique, on ne vous donne pas d’argent. Sauf si vous gagnez déjà de l’argent. En Belgique, on donne donc de l’argent à ceux qui n’en ont pas besoin vu qu’ils en gagnent déjà.

L’autre problème en Belgique est qu’on voit assez petit. On a assez peu d’ambition. On essaye en Belgique et puis on verra. Peut-être qu’après on attaquera le nord de la France. Quand on crée quelque chose dans la Silicon Valley, on veut changer le monde. Ça peut parfois paraître utopique mais au moins, on ne s’auto-limite pas sur la ligne de départ. On ose choisir de rouler en Porsche 911 même si on risque plus d’avoir un accident qu’avec une Fiat Panda. Parce qu’ici, avoir un accident, ce n’est pas si grave que ça. L’échec est même plutôt bien vu. On a appris pour la prochaine fois. En Belgique, l’échec, c’est le mal. Bouh. Caca. Sans compter que les indépendants, ceux qui osent lancer leur propre business sont des gens assez mal vus. Des bizarres. Des mauvais. Des arnaqueurs.

Je suis désormais fortement convaincu qu’il est très difficile voire impossible de développer une startup Web B2C à échelle mondiale depuis la Belgique. Pour que ça marche, vous avez besoin d’une masse critique. Et la masse critique, ce n’est pas en Belgique que vous la trouverez. Vous avez besoin d’un marché et le marché est trop petit en Belgique. Netlog reste peut-être l’exception qui confirme la règle. Et c’était un Facebook avant Facebook. Mais ce n’est pas devenu Facebook. CQFD ?

Pour le B2B, ça reste possible. Des startups comme Knowledge Plaza ou Kickoff tendent à nous le prouver. Il vous suffit finalement d’avoir quelques clients de renommée internationale et la réussite peut vite être au rendez-vous. Plus facile à dire qu’à faire bien entendu. Mais qui sait où ces startups seraient aujourd’hui si elles étaient basées à Moutain View, Palo Alto ou San Jose et non pas à Louvain-la-Neuve, Bruxelles ou Gand. C’est un autre débat.

La liste d’Alexandre est belle, mais…

Mais…

Checkthis et WooRank pourraient vraiment exploser en venant s’implanter en Californie. Je leur dis souvent et je sais qu’ils y pensent tous les soirs avant d’aller dormir. Pas vrai les gars ?

Storify est une startup… américaine. Le CEO de Storify est originaire de Nivelles mais c’est finalement tout ce que cette boîte a de belge. Je pense que Xavier aurait bien voulu créer sa société en Belgique mais il a été jeté comme un malpropre à chaque fois qu’il a demandé un peu d’argent pour démarrer. Il a donc été presque obligé de s’installer à San Francisco pour pouvoir lancer Publitweet et ensuite Storify.

Drupal a également été créé par Dries Buytaert, un belge et ce projet open source s’est assez vite répandu dans le monde entier. Mais comme vous le savez, l’open source, ça ne rapporte pas vraiment beaucoup d’argent. Dries a donc décidé de lancer une boîte de consultance, Acquia, pour gagner de l’argent avec l’expertise sans pareille qu’il a de son propre produit. Et Dries a choisi de lancer Acquia, non pas à Anvers, d’où il est originaire, mais à Boston, là où ça se passe.

De source sûre, je sais que Davy Kestens, le fondateur de TwitSpark s’installera prochainement à San Francisco et TwitSpark deviendra probablement une startup américaine également.

François Deliège, qui a travaillé à l’élaboration de data.be avec Toon Vanagt, est aujourd’hui le CTO de Memolane, startup basée à deux blocs de Union Square, à San Francisco.

Des designers talentueux comme Tim Van Damme ou Veerle Pieters ont connu leur plus grande renommée dès qu’ils ont décidé de s’envoler de l’autre côté de l’Atlantique et travailler pour des startups et des clients américains.

Veerle Pieters

Le talent n’est pas et n’a jamais été le problème.

Qui a parlé de fuite des cerveaux ?

Je ne connais malheureusement pas assez les autres startups pour en parler mais si leurs fondateurs tombent par hasard sur mon billet, je serais curieux de connaître leur retour d’expérience. Surtout si c’est pour me dire que je me trompe, car j’aimerais tellement me tromper à ce sujet.

Bref, le talent et les idées, ce n’est vraiment pas ce qui manque en Belgique. Ce qui manque, c’est un bon environnement pour leur donner de l’essor. Pour percer dans le football, les meilleurs joueurs belges doivent aller en Italie, en Angleterre ou en Espagne. Nos comédiens tentent de percer à Paris et les meilleurs aboutissent à Hollywood. Pourquoi en serait-il autrement pour le Web ? Pourquoi essayez de se convaincre que ça peut marcher alors que ça n’a jamais marché et que ça ne marchera probablement jamais ?

Et finalement, je rejoins Brice. Tout ce qui se fait en Belgique est assez peu excitant. Et si ça devient excitant, c’est parce que c’est devenu un peu moins belge, voire presque plus belge du tout.

La parole est à vous.

Le secret de ma réussite en 2012

12/31/11

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Depuis quelques années, on ne peut pas dire que j’ai été très malchanceux et que j’ai eu beaucoup de coups durs dans ma vie. Certains de mes rêves professionnels ont pu se réaliser, ma vie privée est très heureuse et je suis en bonne santé. Je touche du bois pour que ça continue.

Le secret de ma réussite ?

Depuis maintenant neuf ans, chaque 31 décembre à 23 heures 59 minutes et 24 secondes, je mange douze raisins.

Cette tradition espagnole tire ses origines à Alicante, en 1909, année durant laquelle quelques viticulteurs locaux la créèrent pour remédier à une cueillette excédentaire.

Elle consiste à manger un raisin pour chaque coup de minuit, ceux-ci étant espacés de trois secondes.

Depuis lors, la tradition s’est étendue à toute l’Espagne et chaque ville ibère a un lieu spécial pour fêter la nouvelle année. Le plus connu et le plus important est celui de la Puerta del Sol à Madrid, où se réunissent des milliers de personnes, face à une horloge centenaire. Oui, c’est aussi là que se sont indignés les indignés plus tôt cette année…

Puerta del Sol

Festivités de nouvel an à la Puerta del Sol (Madrid)

La réussite de cette tâche (largement faisable) vous assure une année prospère et heureuse. Je n’ai pour l’instant encore jamais failli.

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Pour d’autres conseils de pro, vous pouvez acheter mon PDF pour la modique somme de $299.

Bonne et heureuse année 2012 !