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Ultranoir va-t-il trop loin ?

07/27/11

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Ultranoir est une agence Web française que je suis depuis un petit temps et dont je respecte beaucoup le boulot, au même titre que d’autres agences françaises comme Soleil Noir ou des agences américaines comme Big Spaceship et Fantasy Interactive.

Ultranoir

Au début du mois de mai, Ultranoir a sorti un tout nouveau site full HTML5, très intéressant graphiquement et codé de main de maître. Hier, ce site a reçu une aura mondiale car il a méritoirement été élu site du jour sur Favourite Website Awards (FWA pour les intimes).

Je reconnais l’énorme boulot réalisé pour arriver ce résultat, ça n’a pas du être drôle d’obtenir un truc qui tienne la route à ce point dans les différents navigateurs et les techniques utilisées démontrent une énorme maîtrise des technologies du Web.

Il fallait des couilles pour se lancer là-dedans à corps perdu et rien que pour ça, chapeau bas !

Mais…

Parce qu’il y a un mais…

Je me demande quand même si tout ça a un sens… En effet, même si ce site n’est pas en Flash, j’ai l’impression qu’il a tellement voulu s’en approcher qu’il en comporte quelques-uns des défauts les plus gênants : les chargements dans tous les coins, la vidéo en plein écran qu’il faut skipper, le bricolage au niveau des URLs avec les hashbangs, et j’en passe…

J’ai cette déplaisante impression qu’on a un peu cassé le Web pour ensuite faire des réparations (parfois pas très catholiques) afin d’annuler ce qui avait été cassé.

Est-ce que les mecs qui ont inventé HTML, CSS et JavaScript voulaient qu’on crée ce genre de sites au final ?

J’avoue que je ne sais pas trop quoi en penser. Je suis tiraillé entre la performance technique et l’amère impression que le Web n’est pas censé être construit de cette façon.

Je lance donc le débat. Qu’en pensez-vous ?

Copiepresse bafoue les fondements de l’Internet

07/22/11

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[Disclaimer] Cet article a été initiallement posté sur le site du journal Le Soir et rédigé de façon collaborative par Xavier Damman et moi-même. Il s’agit d’une réaction à l’édito de Philippe Laloux datant du 16 juillet 2011. Je le reposte ici pour la postérité !

Les journaux francophones belges ont récemment été privés de référencement par Google. Ils ont, les uns après les autres, crié au scandale sans jamais remettre en question leur lutte (à travers Copiepresse) pour empêcher Google d’offrir à ses utilisateurs une meilleure façon de découvrir leur contenu. Il y a eu beaucoup de désinformation à ce sujet et nous voulions remettre cet épisode en perspective.

Nous sommes deux « digital natives ». On dit que nous appartenons à la génération Y. Nous consultons régulièrement le site lesoir.be, mais nous n’avons pas acheté une seule fois la version sur support « arbre mort ». Nous ne regardons quasiment jamais la télévision non plus, mais c’est un autre sujet.

Nous avons la ferme conviction qu’Internet est un réseau de libre échange d’information qui a un impact positif sur le monde. Il permet aux gens de communiquer, de s’organiser et même de renverser des dictatures. Il permet à n’importe qui d’assister aux cours de l’université de Stanford gratuitement, ou si vous êtes vraiment motivé, de suivre les négociations parlementaires en Belgique, même depuis San Francisco.

Internet est notre futur. Nous ne pouvons laisser Copiepresse utiliser des lois établies à l’époque du CD-ROM pour saboter ses innovations et ses merveilles sans réagir.

Google est un site Internet comme un autre avec ses qualités, ses défauts et ses limitations techniques. À l’instar de Facebook ou d’autres sites et applications comme Flipboard, ils ont le droit de télécharger n’importe quelle page du site lesoir.be et d’en garder une copie (une version en cache, ce dont Copiepresse se plaignait). Grâce à cela, un service comme « The Wayback Machine » peut vous montrer à quoi ressemblait le site lesoir.be en 1996.

Grâce à cette même technique, Google peut vous offrir l’accès à un site même lorsque les serveurs sont indisponibles. Il vous permet aussi de consulter les news en vous offrant un aperçu qui vous permet de faire le tri entre ce que vous voulez voir et ne pas voir. Le but de tout cela n’est pas de faire du mal ou de s’approprier le contenu de tiers, mais simplement d’améliorer notre accès à l’information.

L’attaque juridique de Copiepresse est donc une atteinte aux fondements de l’Internet. C’est une attaque à vous, lecteurs, qui souhaitez pouvoir consulter votre site d’information francophone via Google News ou d’autres services similaires.

Cette attaque de Copiepresse repose sur des lois qui ont été écrites au siècle précédent pour éviter le libre échange de l’information, aussi connu sous le nom de “copyright”.

Avec l’Internet, l’humanité rentre dans une nouvelle ère qui repose sur le concept de “copyleft”. Le copyleft, par opposition au copyright, a pour but d’assurer un libre échange de l’information tout en préservant l’attribution. En d’autres termes, l’information est libre de voyager sur Internet pour autant qu’il y ait toujours un lien vers l’auteur original. Un excellent exemple est YouTube. Lorsque vous publiez une vidéo sur YouTube, n’importe qui peut la publier sur son site à son tour. Quel que soit le site sur lequel la vidéo est publiée, votre nom sera toujours associé à la vidéo en tant qu’auteur (la plupart du temps, vous avez d’ailleurs tout intérêt à ce que votre vidéo soit largement publiée et vue des milliers de fois). Quel intérêt pour l’auteur ? Une reconnaissance et une influence qu’il peut utiliser pour monétiser son audience. Dans cette nouvelle dynamique, on ne monétise plus un avoir physique qu’on a intérêt à garder pour soi, mais on monétise une distribution, un flux, qu’on a intérêt à partager pour croître son audience.

Si nous prenons le temps d’écrire cette réponse, ce n’est pas pour défendre Google ou l’Internet. Ils vont tous les deux très bien, merci. Telle une force de la nature, l’Internet continuera inlassablement son développement, et ce avec ou sans la fédération Wallonie-Bruxelles et ses médias. Non, si nous prenons le temps de réagir, c’est parce que nous ne voulons pas que cette région (nation ?) au coeur de l’Europe rate ce nouveau wagon porteur de progrès. Arrêtons de nous lamenter sur les vestiges du siècle passé et embrassons ce nouveau monde. Entrons dans le 21ème siècle, maintenant.

Est-ce que nos médias sont prêts à rentrer dans ce nouveau siècle des lumières ou vont-ils continuer à se battre pour défendre un passé qui n’est plus adapté aux nouvelles réalités de ce nouveau monde connecté ? La planète se connecte, la planète partage, la planète apprend.

Êtes-vous sur la même planète ?

EDIT 27/07/2011

Notre article a déjà eu droit à deux réactions (quel succès !) :

Webmission Austin 2012 → hôtel + avion

07/19/11

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Il y a un mois, je vous annonçais l’organisation d’une Webmission à Austin en mars 2012, à l’occasion du SXSW. Une trentaine de personnes se sont directement montrées intéressées mais avec évidemment les réserves qui s’imposent, principalement au niveau du budget.

Pour faciliter l’organisation, j’ai contacté une agence de voyages (spécialisée USA/Canada) et je viens de recevoir une estimation de prix pour un package englobant l’avion et l’hôtel. Nous serions tous logés dans l’hôtel Holiday Inn Austin Midtown pendant six nuits (du 8 au 14 mars 2012). Il n’est pas très proche mais pas extrêmement loin non plus du centre de conférence d’Austin où se déroule le SXSW. Voici le détail au niveau des avions :

AA89     08MAR   BRUXELLES ✈ CHICAGO   1045   1305
AA2293   08MAR   CHICAGO ✈ AUSTIN      1705   1950
AA3601   14MAR   AUSTIN ✈ CHICAGO      1305   1535
AA88     14MAR   CHICAGO ✈ BRUXELLES   1700   0715

Le prix total par personne pour l’hôtel, l’avion et les taxes d’aéroport reviendrait à 1366€ si vous dormez à deux dans une chambre et à 1962€ si vous désirez être seul dans votre chambre. Il est encore possible de baisser ce prix si vous souhaitez être à trois voire à quatre par chambre. A cela, il faudra ajouter environ 320€ pour le ticket du SXSW (si vous le prenez avant le 24 septembre).

Cela vous donne une idée du budget total à prévoir pour cette folle semaine, en gardant en tête que des organismes comme la FIT, l’AWEX ou Brussels Export peuvent vous rembourser la moitié de vos frais de séjour.

L’avantage d’être passé par une agence de voyage est que nous sommes tranquilles car le vol et l’hôtel sont déjà prébookés. Dès que quelqu’un est certain de partir, il suffit de me le notifier en me donnant votre nom, prénom et date de naissance (+ compléter le wiki). Attention, j’insiste sur le fait que vous devez être sûr de partir avant de me dire quoi que ce soit. Pas de maybe attending ici ! Il est inutile de se précipiter mais je vous conseille quand même de tout réserver avant le 24 septembre afin de ne pas payer un excédent pour le ticket du SXSW.

Les inscriptions sont donc officiellement ouvertes.