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Eduard Pandele Forever

02/12/06

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Voici les perles de celui dont on peut dire qu’il est le Jean-Claude Van Damme de l’informatique !

En fouillant dans ses vieilles affaires, un ami informaticien a retrouvé son tout premier livre sur le langage HTML. Celui-ci a été écrit un peu avant 1997, à l’époque où Netscape Navigator 3.0 était le roi des navigateurs et HTML n’en était qu’à sa version 3.2. Sa relecture nous a énormément fait rigoler. L’auteur (Eduard Pandele) possède en effet un style d’écriture assez particulier (humour pathétique) et ne semble pas tout à fait maîtriser « son » sujet.

Pour vous, j’ai sélectionné quelques passages « cultes » :

Dans le premier chapitre (Que peut-on faire avec HTML ?) qui sert d’introduction, l’auteur décrit succinctement ce qu’il est possible de faire avec le langage HTML. Tout se passe plus ou moins bien jusqu’au dernier paragraphe, où il part complètement en c… :

Et comme si ça ne suffisait pas (car l’Internet n’est jamais repu de ses nouvelles prouesses), HTML évolue. L’une des évolutions les plus spectaculaires s’appelle Java. En bref, Java permet d’introduire des programmes dans des documents HTML. Ces programmes (ou, pour être plus précis, leurs sources) sont chargées et exécutées sur la machine client (que diriez-vous de charger Word 6.0 sur le réseau et de ne le conserver sur votre bécane que le temps de peaufiner votre C.V. au lieu de polluer éternellement 30 Mo de votre disque dur ?). Je ne vous en dirai pas davantage sur les infinies possibilités de Java. Laissez courir votre imagination, et vous approcherez certainement du résultat. A mon avis, on assistera sous peu à une crise du marché des logiciels, à des faillites d’éditeurs pourtant respectables, etc. Car, je vous le demande, pourquoi acheter des programmes quand on peut s’abonner à une bibliothèque d’applets (applications) Java qui font pratiquement la même chose, sinon mieux ?

Et d’ajouter :

Oui je sais, j’ai dérivé du sujet, mais ce chapitre se proposait uniquement d’aiguiser votre appétit pour HTML. Vous avez vu ce qu’on peut faire avec HTML. Pour apprendre à le réaliser, voyez un peu plus loin.

Faute avouée à moitié pardonnée

Voici maintenant la fabuleuse introduction du chapitre 6 (La gestion des images) :

Lapin sans queue, lion sans crinière, girafe sans taches comme lors d’un test de Quotien Intellectuel (Q.I.), imaginez le site logique de cette chaîne ? Si vous avez répondu « documents HTML sans illustrations », vous pouvez vous faire imprimer des cartes de visite Quant aux autres, je vais leur expliquer le mécanisme intellectuel sur lequel s’appuie cette réflexion. En fait, ce genre de problèmes se résout en cherchant l’élément commun aux trois propositions. Dans notre cas, cet élément est la fonctionnalité. Le lapin, le lion et la girafe fonctionneront tout aussi bien sans queue, crinière ni taches même si cette mutilation esthétique saute aux yeux. Idem pour un document HTML : sans images, il « fonctionnera » parfaitement mais on aura toujours l’impression qu’il y manque un petit « quelque chose » indéfinissable mais ; à la longue, horripilant. En effet, une image n’est pas seulement un plus esthétique, c’est aussi un surcroît d’informations (ne dit-on pas qu’une image vaut mille mots !).

Dans le chapitre 7 (La gestion des formulaires), Eduard Pandele fait une liste de tous les éléments que peut contenir un formulaire (champs « text », champs « password », etc.). Le passage sur les boutons radios est assez exceptionnel

Tout d’abord, l’explication est très moyenne (voire totalement fausse). Je doute qu’un débutant en HTML ait compris l’utilité d’un bouton radio :

« radio » : un bouton radio (si plusieurs boutons radio sont enfermés dans un même formulaire, on ne peut en sélectionner qu’un seul)

Ensuite, l’exemple ajoute à la confusion des débutants, qui vont penser que les boutons radio servent uniquement à pouvoir choisir une station radio parmi une liste :

  • NRJ
  • Radio 21
  • Radio Contact
  • Radiohead

Encore une introduction de chapitre (chapitre 10 : Les effets spéciaux) tout à fait surréaliste (mais où va-t-il chercher tout ça ?) :

Qu’est ce qu’un « newbie » ? Un nouveau type de fast-food ? Un jeu de ballon révolutionnaire made in U.S.A. ? Non : un newbie, c’est un internaute qui n’a pas encore reçu de note de téléphone depuis sa connexion à Internet. Il croit encore à la belle fée Web et à ses pages scintillantes même s’il retarde à l’infini le « vernissage » de sa propre page pour d’insurmontables « problèmes techniques » imaginaires (un petit bouquin sur HTML, et le tour est joué) On prétend que neuf newbies sur dix s’extasient devant des photographies électroniques dégorgeant de froufrous et dentelles et se lamentent sur le « manque d’interactivité ». Mais il s’agit peut-être d’une rumeur. Nous nous interdisons de la colporter ! Quoi qu’il en soit, la caractéristique principale du newbie est son enthousiasme qui, allié à une boulimie de données dévastatrices, garanti son émerveillement permanent dans d’interminables parties de cache-cache avec les informations détenues par le réseau.

Vous avez compris ?

Pour terminer, je reprends la note sur l’auteur de la quatrième de couverture :

Etudiant en économie et en informatique de l’Université de Bucarest, Eduard Pandele fait partie des membres actifs de la francophonie. Animateur d’un fanzine consacré à la science fiction, il est également très présent dans les cercles informatiques de Bucarest, et du Web mondial. Eduard Pandele est également l’auteur chez Marabout, d’Aide-mémoire de l’assembleur.

Vive Internet, vive l’HTML et vive Eduard Pandele !

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