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Théories X et Y

04/11/16

Avez-vous déjà entendu parler des théories X et Y ? Il s’agit de théories développées dans les années 60 par Douglas McGregor, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), et que j’ai découvertes grâce au livre Reinventing Organizations du Belge Frederic Laloux (livre très inspirant dont je ferai une review plus élaborée dès que je l’aurai terminé).

Douglas McGregor

Douglas McGregor

Ces théories partent du principe que les managers ont en général deux types de croyance par rapport aux travailleurs. Certains pensent que ceux-ci sont paresseux de nature et vont utiliser tous les stratagèmes pour en faire le moins possible (théorie X), d’autres pensent qu’ils sont ambitieux, motivés et tout à fait capables de s’autogérer (théorie Y).

Laquelle de ces deux affirmations est vraie ? D’après McGregor, elles le sont toutes les deux. En effet, si vous mettez en place énormément de règles, de contrôles et de punitions, les travailleurs auront tendance à essayer de tricher, et votre croyance initiale (théorie X) aura été validée. Au contraire, si vous avez une confiance totale en vos employés et leur donnez les plein pouvoirs, ils feront un travail remarquable qui dépassera toutes vos espérances. À nouveau, votre hypothèse (théorie Y) aura été confirmée.

Sachant ça, il est trivial de savoir vers quel type de management s’orienter si vous souhaitez le meilleur pour votre entreprise. C’est incroyable de se dire que cette étude a plus de 50 ans et que la plupart des entreprises qui sont actives aujourd’hui appliquent encore de vieux principes totalement destructeurs. Nous sommes aujourd’hui arrivés à un point où plus d’une personne sur deux n’est pas heureuse dans son travail. Il est vraiment temps que ça change.

Pour ma part, cela fait un petit bout de temps que j’ai décidé d’avoir une vision positive du monde et de l’être humain. En espérant que mon optimisme soit contagieux.

Mon interview dans le premier livre en français sur l’alimentation cétogène

04/06/16

Le texte ci-dessous est une interview de votre serviteur parue dans le livre Vive l’alimentation cétogène ! aux Éditions Leduc.s.

Je suis fier d’avoir pu contribuer au premier livre en français sur l’alimentation cétogène. Celui-ci a été co-écrit par le Dr Alexandra Dalu, médecin spécialiste en nutrition, et Alix Lefief-Delcourt, journaliste scientifique et auteur spécialiste en santé. Il est disponible en précommande sur Amazon.

Alimentation cétogéne

« Avant, Je n’avais pas la bonne définition de “bien manger” »
Vincent Battaglia est un fervent adepte du régime cétogène. Né en Belgique et installé en Californie, il a adopté ce mode d’alimentation depuis deux ans. II explique comment cela a changé sa vie.

Comment mangiez-vous avant ?
Avec le recul, je me rends compte que je mangeais assez mal même si je faisais des efforts pour essayer de mieux manger. Je n’avais juste pas la bonne définition de « bien manger ». On m’avait toujours dit que le gras était l’ennemi alors j’essayais de réduire ma consommation de graisses, mais ça ne marchait pas car je continuais à manger beaucoup de féculents et à consommer beaucoup de sucre. Après 2 ans et demi de vie aux États-Unis, j’avais pris beaucoup de poids (j’étais presque à 100 kg pour 1,83 m) mais ce ne fut pas le déclic pour moi. Le vrai déclic est survenu quand j’ai commencé à me sentir vraiment mal, à être constamment fatigué et à souffrir de vertiges. Quand je suis allé voir mon médecin pour comprendre ce qui ne tournait pas rond chez moi, il m’a fait très peur. Il m’a dit que si je continuais comme ça, j’allais très vite devenir diabétique, avoir de plus en plus de problèmes et mourir jeune. Par chance, mon médecin était spécialiste en nutrition. Il m’a conseillé de démarrer un régime pauvre en glucides et riche en gras. Je ne voulais pas le croire tellement ça avait l’air irréaliste et à contre-courant de tout ce qu’on m’avait toujours dit en matière de nutrition. Du jour au lendemain, c’était désormais acceptable de manger du beurre, de la viande rouge, du fromage, du lard et des oeufs. Il était par contre proscrit de manger des aliments que j’avais toujours considérés comme sains, comme le jus de fruit ou le pain.

Les résultats ont-ils été rapides ?
Les résultats ont été quasi instantanés car j’ai été très strict au début. J’ai perdu plusieurs kilos lors de la première semaine mais surtout je me suis senti mieux et j’ai à nouveau eu beaucoup d’énergie. Ces résultats rapides m’ont encouragé à ne pas abandonner. Mes tests sanguins sont passés d’exécrables à parfaits en l’espace de quelques mois. Au total, j’ai perdu quasiment 20 kilos. Désormais, je suis un peu moins strict, ce qui me permet de tenir sur le long terme tout en maintenant mon état de forme.

Au quotidien, que mangez-vous ?
Je mange de tout. J’essaye simplement d’éviter le sucre et les féculents dans la mesure du possible. Mon petit déjeuner typique est un oeuf avec du bacon, des avocats et quelques fruits pauvres en sucres (framboises, myrtilles, etc.). Comme je suis au boulot durant la journée, je ne peux pas cuisiner le midi. J’essaye de manger de façon assez consistante, afin de ne pas manger trop le soir. En général, je mange de la viande ou du poisson avec des légumes. La cuisine asiatique (vietnamienne, coréenne, thai, etc.) est assez pratique pour ce genre de régime car on vous sert en général le plat avec le riz sur le côté, riz auquel je touche assez peu. Le soir, je mange assez léger, en général froid et végétarien. La clé, c’est de manger des choses naturelles. J’ai quelques règles simples que je dois à Michael Pollan et qui me permettent de bien manger. Par exemple : ne rien manger que ma grand-mère ne reconnaitrait pas comme étant de la nourriture ou encore ne pas manger de nourriture qui contient plus de cinq ingrédients. Le plus difficile ? Le simple fait de ne plus pouvoir mettre de sucre dans le café. Depuis lors, j’apprécie vraiment le café et j’arrive à distinguer les différentes saveurs qui le composent. Autrefois, tous les cafés que je buvais avaient le même goût : un goût de sucre.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus difficile concernant ce mode d’alimentation ?
Le plus difficile, c’est de devoir cuisiner soi-même car cela prend énormément de temps. J’ai de la chance car ma femme adore ça et nous prépare à tous les deux des plats sains et délicieux. Car ce mode d’alimentation est bon pour tout le monde, pas uniquement pour les gens qui ont des problèmes de santé. Je m’autorise aussi des écarts une fois de temps en temps : cela me permet de ne pas craquer. Je bois de la bière une ou deux fois par mois, mais quand j’en bois, c’est une excellente bière, une bière trappiste belge par exemple. Pareil avec les sucreries : quand je me permets un écart, c’est pour déguster un délicieux dessert dans un excellent restaurant, pas pour manger une boîte de cookies que j’aurais trouvée dans le magasin d’une station-service. Se permettre des écarts de temps en temps permet de ne pas craquer car on sait qu’on aura toujours droit à cette chose qu’on adore, on y aura juste droit (beaucoup) moins souvent. Si on me disait que je ne peux plus boire de bière de toute ma vie, je craquerais probablement !

Smile and be nice

04/04/16

On a tendance à penser qu’on n’apprend que de ceux qui sont plus vieux ou ont plus d’expérience que nous. Je ne suis pas du tout d’accord avec cela. Ma fille Ines n’a même pas encore deux ans et elle m’a déjà appris de nombreuses choses. J’ai entre autre réappris à sourire en observant la façon dont elle interagit avec les gens, que ce soit sa famille ou de parfaits inconnus. Depuis qu’elle peut sourire, elle n’a plus jamais arrêté. Même si elle n’a pas lu Dale Carnegie qui y consacre un chapitre de son livre “How to Win Friends and Influence People”, elle a compris que sourire était le parfait moyen de s’attirer la sympathie des gens et de créer une atmosphère où règne la bonne humeur.

En outre, sourire aux autres et avoir une pose décontractée vous donnera un côté accessible et sera vu comme une invitation à entamer une conversation, comme l’explique Keith Ferrazzi, un maître du networking, dans son livre “Never Eat Alone”. Essayez d’obtenir le même résultat en étant plongé dans votre smartphone avec un air sévère…

Le Lion et le Rat

On a aussi tendance à penser que pour réussir, il faut être dur et ne pas faire de sentiments, quitte à piétiner les autres pour arriver au sommet. Les gens trop gentils auraient tendance à se faire écraser et n’arriveraient à rien dans leur vie. À nouveau, cette affirmation est sans doute fort éloignée de la réalité. Ma fille possède un livre que je trouve très important. Il s’agit d’une version illustrée de la fable “Le Lion et le Rat” de Jean de La Fontaine. Si vous l’avez oubliée depuis l’école primaire, la revoici en intégralité :

Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.
Entre les pattes d’un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu’au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout l’ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Les morales communément admises pour cette fable sont les suivante : “On a souvent besoin d’un plus petit que soi” et “Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.” Je trouve que cela s’applique très bien dans un cadre professionnel. Par contre, faites attention à ne pas confondre patience et attentisme. Prenez votre vie en main et n’attendez pas que quelqu’un d’autre fasse quelque chose pour vous, quitte à démissionner d’un job qui ne vous apporte plus rien et auquel vous nous pouvez plus rien apporter. Je rajouterais une troisième morale à la fable : “Si vous êtes clément avec autrui, vous serez toujours remercié à un moment ou à un autre.

Cette fable illustrée, il s’agit un peu de sa version à elle de “The Power of Nice”, livre que j’ai lu l’an dernier et que j’ai beaucoup apprécié. En 144 pages, les auteurs Linda Kaplan Thaler et Robin Koval vous expliquent qu’être gentil et bienveillant ne vous apportera que des choses positives dans votre carrière. Je trouve ça dommage qu’il faille écrire un livre de plus de cent pages pour exprimer quelque chose d’aussi évident mais dans cette drôle d’époque dans laquelle nous vivons, c’est malheureusement devenu une nécessité.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, je recommande sans hésitation la lecture de tous les bouquins qui ont été cités dans ce article. Même s’ils n’expliquent pas directement comme avoir du succès et être heureux, ils vous font au moins comprendre que ce n’est pas en faisant la gueule et en agissant comme un salaud que vous y arriverez. J’espère que ça vous aidera.