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Le futur est meilleur que nous ne le pensons !

02/03/16

Vous allez avoir du mal à y croire mais nous vivons à la meilleure époque que la terre ait connu et ce malgré les nombreux attentats qui ont eu lieu durant ces derniers mois, la terreur que sème ISIS au Moyen-Orient, les tensions grandissantes entre les États-Unis et la Russie, la menace nucléaire nord-coréenne et le fait que Donald Trump ait (eu) une infime chance de devenir président de la plus grande puissance mondiale.

En effet, malgré tout ça, il n’y a jamais eu aussi peu de conflits sur terre, aussi peu de pauvreté et aussi peu de famine qu’en ce moment. On ne va plus se coucher le soir avec la peur qu’une troupe de barbares viennent détruire notre village et massacrer tous ses habitants pendant la nuit. L’esclavage a été quasiment aboli dans le monde entier. On ne meurt plus systématiquement lorsqu’on attrape la grippe ou qu’on souffre d’une intoxication alimentaire. N’importe quelle ménage issu de la classe moyenne a une qualité de vie dix fois supérieure à celle des familles les plus riches du début du 20ème siècle. Internet nous a permis de nous connecter avec le monde entier de façon instantanée, de discuter et de partager notre savoir avec des personnes vivant à l’autre bout de la terre. Des innovations économiques et technologiques comme les microcrédits et les smartphones bon marché ont permis aux habitants des pays du tiers monde de commencer à faire des affaires et à doucement s’enrichir.

Je pourrais continuer à lister des centaines d’exemples de ce type. C’est évident, le monde va de mieux et mieux, et il sera encore meilleur demain. Pourquoi alors continuons-nous à penser que le monde va de mal en pis et que nous sommes probablement à l’aube d’une troisième guerre mondiale ?

D’une part, si nous n’allons pas chercher l’info mais que nous attendons qu’elle vienne à nous via la presse, nous avons une vision déformée de notre monde. C’est bien connu, les médias parlent rarement des choses qui vont bien. La peur fait vendre. Pour cette raison, j’ai décidé d’arrêter de lire et de regarder les news. Si quelque chose de vraiment important se passe, je le saurai d’une façon ou d’une autre. En attendant, je n’ai pas envie d’encombrer mon cerveau avec des informations négatives inutiles qui risquent de me faire voter pour les mauvaises personnes, de me faire acheter des choses dont je n’ai pas besoin, voire de me mener droit à la dépression.

D’autre part, nous souffrons d’un biais cognitif de négativité. Nous faisons plus attention aux mauvaises nouvelles qu’aux bonnes. Lorsqu’on nous propose un choix, nous percevons les choses négatives comme plus importantes ou significatives que les positives. Nous avons aussi tendance à accorder plus de crédibilité aux mauvaises nouvelles, car nous sommes suspicieux de ce qui est positif. Vous êtes un peu suspicieux par rapport à cet article, n’est-ce pas ? CQFD.

Abundance cover

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Tout simplement car je viens de terminer le livre Abundance et que ça m’a tellement inspiré que je souhaitais partager mon enthousiasme avec vous. Dans cette ouvrage, les auteurs Steven Kotler et Peter Diamandis expliquent que malgré ce que nous pensons, nous vivons dans une époque formidable et qu’il est fort probable qu’on trouve des solutions à tous les problèmes du monde, dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’éducation, et bien d’autres. Dans les 50 années qui arrivent, nous ne sommes pas destinés à mourir de faim, à mourir noyés à cause de la fonte des glaces ou à mourir étouffés à cause d’un air devenu irrespirable. Ouf !

Toutefois, n’oublions pas que tout ceci ne se fera pas de façon automatique et il faut se mettre au travail dès maintenant pour construire ce futur meilleur qui nous tend les bras. Rien ne se passera si nous restons attentistes. La meilleure façon de prédire le futur est de le créer !

💩⚡️💰

01/28/16

I’m currently reading Abundance, a great book that I’ll review as soon as I’m done with it. In the meantime, I couldn’t resist sharing with you this little extract:

Imagine toilets that require no infrastructure. No pipes under the floor, no leach field under the lawn, now sewer systems running down the block. These high-tech outhouses powder and burn the feces and flash evaporate the urine, rendering everything sterile along the way. Rather than wasting anything, these toilets give back: packets of urea (for fertilizer), table salt, volumes of freshwater, and enough power that you can charge your cell phone while taking a crap, should the need arise. Tie these toilets into the smart grid, and the electricity can be sold back to the utility company, marking the first time in history that anyone has been paid to poop.

The future is better than we think!

Est-ce que la Silicon Valley est le meilleur endroit pour démarrer sa startup ?

01/26/16

Suite à mon appel, Mateusz m’a posé la question suivante :

Maintenant que San Francisco semble devenir hors de prix, est-ce toujours là que les jeunes porteurs de projets doivent lancer leur startup ? Ne vaut-il pas mieux aller dans des villes comme Detroit pour les Américains, voire de rester en Europe pour les Européens ?

Le coût de la vie est probablement une des raisons principales qui m’ont fait revenir en Europe. J’avais beau très bien gagner ma vie, avec un loyer à plus de $3000, un bébé et une femme qui ne peut pas travailler (car son visa ne le permet pas), les fins de mois sont souvent difficiles. Le loyer n’est malheureusement pas le seul problème, San Francisco est une ville chère de manière générale. Par exemple, n’espérez pas y trouver un bar où le verre de vin est à moins de $10. En plus, pour ce prix, vous n’aurez pas un grand vin de Bordeaux mais un vin Californien de milieu de gamme. À Barcelone, pour €10, j’ai droit à un menú del día composé d’une entrée, d’un plat, d’un dessert et d’un verre de vin rempli à ras bord pour accompagner le tout.

Cette démesure dans les prix est tout à fait acceptable pour un employé de Google gagnant aux alentours de $200K par an mais elle me semble difficilement compatible avec une startup qui est en train de développer un minimum viable product (MVP), qui cherche encore son marché et pour laquelle chaque centime compte.

Silicon Valley

Au bon endroit ?

Il semblerait qu’il y ait de meilleures options aux États-Unis, comme l’explique cette étude réalisée par NerdWallet en novembre 2014. Celle-ci établit un classement des meilleures villes Américaines selon des critères comme l’accès aux fonds, le networking, l’économie locale et le coût de la vie. De façon étonnante, le top 3 est constitué d’Arlington (Virginie), Madison (Wisconsin) et Lincoln (Nebraska). San Francisco se situe à une peu glorieuse 23ème place. Un autre article datant du mois d’août 2015 place Salt Lake City (Utah), Baltimore (Maryland) et Nashville (Tennessee) en tête des villes Américaines les plus “hot” pour les startups.

En outre, de plus en plus de gens expliquent qu’ils ont décidé d’aller démarrer leur startup en Asie du Sud-Est, là où il possible de vivre une vie presque luxueuse pour moins de $1000 par mois (ici et ici par exemple). L’expert Colombien Brendan Moroso utilise le terme “nexpat” pour qualifier ces nomades numériques qui décident de s’envoler vers des contrées où la vie est moins chère et où la qualité de vie est meilleure. Ces cas ne sont plus isolés et semblent devenir une réelle tendance. Celle-ci se généralisera sans doute dans les générations futures, où la norme sera d’avoir vécu dans une demi-douzaine de pays différents tout au long de son existence, et non pas d’avoir résidé dans le même village toute sa vie comme c’est encore souvent le cas de nos jours.

Néanmoins, la Silicon Valley est toujours incontournable pour quiconque veut réussir de façon globale dans le domaine des technologies. En 2016, c’est encore là que les choses se passent et si vos ambitions sont très élevées pour votre business (et elles devraient l’être), vous ne pourrez pas à y couper. Un bref coup d’oeil à la liste des licornes (ces sociétés privées dont la valeur est estimée à au moins un milliard de dollars) nous montre qu’un grand nombre d’entre elles sont encore basées à San Francisco ou dans la Silicon Valley.

La bonne nouvelle, c’est que nous ne serez probablement pas obligés de devoir déplacer toute votre équipe sur la côte ouest des États-Unis pour réussir. Je pense d’ailleurs que c’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire. Devoir être en compétition avec Google, Facebook et Uber pour recruter (et surtout garder) les meilleurs talents est un problème que vous ne voulez pas avoir. Toutefois, si vous souhaitez établir l’entièreté de votre équipe dans la Silicon Valley, c’est le prix auquel vous devrez payez vos employés qui vous fera souffrir le plus. À talent et à nombre d’employés égaux, votre masse salariale pourra au moins être divisée par deux en Europe. Une présence minimale sur place et un CEO qui voyage beaucoup peuvent être suffisants pour profiter du meilleur des deux mondes.

Aussi, démarrer sur un petit marché peut être un avantage très intéressant. Spotify a démarré en Suède et a pu y convaincre les labels sur place de donner accès en streaming à l’entièreté de leur catalogue. Comme le marché était petit, le danger pour eux était mesuré. L’apparition de Spotify aux États-Unis est arrivée bien plus tard, une fois que le modèle avait été validé sur un marché moins risqué. Démarrer sa startup en Belgique est donc très loin d’être une idée idiote. Après, il est évident qu’il faudra prendre l’avion si votre ambition est de bâtir un empire à l’échelle globale et non pas de rester une curiosité nationale.

En tant qu’entrepreneur Européen, voici sans doute le genre de stratégie que vous pourriez adopter si vous souhaitiez démarrer une startup demain. Tout d’abord, tâchez de construire un MVP avec la plus petite équipe possible et le plus petit financement (seed funding) possible depuis un endroit où le coût et la qualité de vie sont relativement corrects. Ensuite, testez le produit sur un marché limité et itérez jusqu’à atteindre le product/market fit et une traction encourageante. N’oubliez pas que la plupart des startups échouent car elles construisent un produit dont personne n’a besoin. Une fois le product/market fit trouvé, allez faire un petit tour dans la Silicon Valley pour y tisser des liens et pourquoi pas essayer de réaliser une première levée de fonds (Series A). Essayez que cette dernière ne soit pas trop grande afin de conserver la gouvernance de votre bébé, mais suffisamment importante pour pouvoir monter une équipe, accélérer et entériner toute concurrence. Gardez une présence minimale dans la Silicon Valley, mais essayez de baser la majorité de votre équipe dans un endroit qui sera meilleur marché et moins concurrentiel d’un point de vue recrutement. Vous pouvez aussi le faire de façon totalement décentralisée à travers le monde, comme Buffer. En tant que fondateur et CEO, le plus important n’est pas d’être proche de vos investisseurs, mais d’être proche de votre marché. Si vous voulez vous assurer que votre startup sera un succès, écoutez attentivement ce que vos utilisateurs ont à dire et ne restez jamais très loin d’eux. Évidemment, n’oubliez pas de passer du temps avec votre équipe, afin de donner un sens à ce qu’ils font et de les guider au mieux pour accomplir votre vision.

Tout ceci reste évidemment un scénario idéal qui relève un peu de la science-fiction et est entièrement basé sur mon expérience personnelle. Chacun est différent et chacun aura donc une vision des choses qui lui est propre. Il n’y a pas qu’une seule façon de réussir mais quel que soit le chemin que vous souhaitez emprunter, dites vous que la seule chose certaine est que vous allez en baver et que rien ne va se passer comme prévu (sauf si vous prévoyez que rien ne va se passer comme prévu). Toutefois, cela reste important d’avoir une certaine idée d’où on veut mener son bateau et de comment on veut structurer son entreprise.

En conclusion, je suis convaincu qu’on peut démarrer une startup de n’importe où, mais pour devenir un succès global, la Silicon Valley reste encore un passage obligé. J’espère avoir répondu de façon satisfaisante à la question.